20 et 21 Mars 2018
Paris Porte de Versailles - Hall 7.1

Participez au rendez-vous de la
conception de produits sur-mesure

Entretiens et controverses

Healthy Food, Healthy Planet : la création de produits sur-mesure pour une alimentation saine et durable.

 

Se nourrir n’est pas seulement un besoin vital. Cet acte quotidien est aussi la première des médecines. Tout ce qui va dans le sens d’une nourriture saine et équilibrée est bon à prendre.

Avec la vague verte, se nourrir devient également un acte citoyen. Réduction du gaspillage et de l’empreinte écologique, respect du bien-être animal, autant de thèmes qui touchent les consommateurs et à travers eux les industriels de l’agroalimentaire et les distributeurs. 

Ingrédients, process industriels, emballages, circuits de distribution, le healthy est partout à l’ordre du jour.

 

Retour sur la journée du 25 janvuer 2018

 

Healthy food : comment concilier santé, durabilité et plaisir ?

 

Les Français réclament une alimentation plus naturelle. Des paroles aux actes : leur consommation de fruits et de légumes a sensiblement progressé en 2017 comme le prouvent les chiffres de l’institut Nielsen présentés en ouverture de la journée. Autre signal intéressant : ils consomment moins de viande rouge et se méfient davantage des plats cuisinés. Industriels et enseignes accompagnent le mouvement en multipliant les gammes « veggie ». Même le snacking, si critiqué il y a peu encore, se refait une virginité comme le démontrent Julien Fournier, le Directeur opérationnel de l’Esprit Frais (Groupe Fleury Michon) et Olivier Régo, le patron du réseau convenience du Groupe Monoprix* grâce à des gammes premium et plus contemporaines que celles des GMS urbaines traditionnelles.Content

Pour autant, ces évolutions ne signent pas la généralisation du véganisme. Pour Nathalie Damery, Présidente de l’Obsoco, nos compatriotes ne sont pas prêts à renoncer aux produits animaux (viande, poisson, fruits de mer) et d’origine animale (œufs, produits laitiers, miel, cuir, laine…). Les raisons ? Le plaisir qu’ils procurent et la difficulté que les produits végétaux éprouvent pour créer un imaginaire au-delà de la notion de naturalité. Même Elodie Vieille-Blanchard, la Présidente de l’Association Végétarienne de France, en convient. Bien consciente qu’on ne change pas les habitudes de consommation d’une société du jour au lendemain, elle prône des changements progressifs.

*Enseignes Monop’, Monop’Daily, Monop’Station et La Cantine.

 

 

Emballage durable : qu’est-ce que le juste emballage ?

La seconde partie de la matinée ambitionne de répondre à la question : comment faire plus écologique en matière d’emballage ?

Réduire la quantité et les dimensions des emballages primaires est la réponse qui vient spontanément à l’esprit. La solution de la vente en vrac est alors défendue par Didier Onraita, le cofondateur de l’enseigne Day by Day où tous les produits sont vendus sans packaging. Pour les autres intervenants, à savoir Sophie Bonnier, responsable éco-conception chez Citeo, Michel Fontaine Président du Conseil national de l’Emballage ainsi que Jean-Michel Pointet, le responsable du pôle emballage et chaine graphique des Produits U chez Système U et Nicolas Salah, dirigeant de la société Innelia, l’issue n’est pas dans la réduction des emballages puisque l’essentiel des efforts a déjà été fait par les industriels et les enseignes. Aller plus loin risquerait de nuire à l’intégrité des produits. Pour eux, l’emballage durable de demain sera éco-conçu (nature et recyclabilité des matériaux) ! Mais attention, car le sujet est plus compliqué qu’il n’y paraît. Une illustration : privilégier les emballages issus de matériaux organiques (bois, canne à sucre…) au détriment du plastique améliore le bilan carbone, certes, mais peut causer des dégâts indirects (transport de la canne à sucre sur de longues distances, déforestation…).

 

Le point de vue de Fabrice Peltier

 

« Ces Entretiens et Controverses autour du « Juste Emballage » ont été d’une grande qualité grâce à la pertinence et à la sincérité des propos de tous les intervenants. Nous avons pu mieux comprendre le rôle de l’emballage dans le circuit du vrac et balayer l’idée reçue que ce circuit était de nature à le supprimer. Les moyens et les solutions présentés pour s’engager dans des démarches d’éco-conception des emballages afin répondre aux exigences et aux objectifs de protection de l’environnement étaient clairs et précis. Enfin, les présentations dynamiques des starts up ont été pour moi une preuve vivante que la créativité et l’innovation étaient clés pour s’engager sur le chemin du succès. »Content

 

Les achats sur-mesure : le numérique ouvre-t-il la voie à une alimentation personnalisée ?

La troisième et dernière partie de la journée est consacrée au match entre l’Internet, et plus largement le numérique, et le monde physique.

Guillaume Giraud et Paul Lê, tous deux cofondateurs de sites de e-commerce de produits alimentaires, Labellevie.com pour le premier, Poiscaille.fr pour le second, achèvent de nous convaincre que leur modèle de distribution répond à une demande des consommateurs non satisfaite par les GMS. La Bellevie livre plus de 2500 PGC, dont des produits frais, en une heure sur Paris avec un bilan comptable positif assure son patron. Bravo quand on sait que les grandes enseignes se heurtent au dernier kilomètre. Poiscaille livre en points relais et à domicile dans des délais très courts (J+1 en région parisienne et J+2 dans quelques villes de France), des poissons et fruits de mer frais. Un vrai besoin à l’heure où acheter du poisson devient compliqué avec l’effondrement du nombre des poissonneries.

Dans les deux cas, derrière la page d’accueil du site, il y a…des « datas ». Pour Kevin Camphuis, le cofondateur de ShakeUpFactory, c’est la différence radicale entre pure-players et GMS. Là où l’emplacement prévaut dans le commerce physique, les sites de e-commerce font parler les données. Résultat : ils connaissent leurs clients comme personne et analysent leurs achats… jusqu’à prévoir les prochains.       

Mais le physique n’est pas mort. Tous concluent à l’avenir du « phygital », soit à l’alliance du numérique et du physique. Nathalie Kerhoas, la directrice de Bleu Blanc Cœur, la marque à l’identité santé en fournit l’illustration avec son application qui géolocalise les produits maison dans 10 000 points de vente en France.

 

Le Point de vue de Freddy THIBURCE

« En cette période où les Etats Généraux de l’Alimentation (EGA) questionnent les moyens de création de la valeur et de la répartition de celle-ci au sein des filières, il est intéressant de mettre en perspective les 5 milliards d’euros d’investissement annoncé. Prévus pour accélérer l’adaptation des outils et le changement des pratiques, mieux intégrer la réponse aux défis climatique, et renforcer la compétitivité des différentes filières, ou encore pour soutenir la recherche et l’innovation, cette annonce de l’Etat semble bien modeste eu égard des transformations engagées en matière de transition numérique. En 2015, E.Leclerc déclarait vouloir investir 1 Md € en 3 ans pour accélérer sa transformation digitale. En juin 2017, c’est Amazon qui annonçait une incursion fracassante dans le commerce physique aux Etats-Unis avec les 12,2 Md € du rachat des supermarchés bio Whole Foods Market. En janvier dernier, c’était au tour de Carrefour d’afficher son ambition de devenir omnicanal avec 2,8 Md € consacré au digital en 5 ans. Ces 3 exemples cumulent à eux seuls 16 Md € et relativise, me semble-t-il, les enjeux liés aux EGA. Non pas que les consultations aient été inutiles et que l’investissement envisagé soit stérile. Tout simplement pour faire-valoir la multitude d’autres initiatives présentées en introduction de la 3ième partie des Entretiens & Controverses du MADE, qui illustrent, si il en est encore besoin, les métamorphoses qui s’opèrent et bouleversent le rapport à l’alimentation, à sa personnalisation et aux marchés qui en découlent. Dans ce contexte chahuté, MADE apporte les éclairages utiles et les solutions attendues. »

Freddy THIBURCE est Co-fondateur du Centre Culinaire Contemporain et dirige la Plateforme Recherche-Living lab. Il coordonne MADE Your cuisine lab qui hybride les usages culinaires et numériques. 

 

Le Point de vue Sophie DE REYNAL, Directrice marketing NutriMarketing

« Cette journée d'Entretiens et Controverses a été très riche en enseignements. Elle a mis en évidence la nécessité de réinventer la filière agroalimentaire du champ à l'assiette pour le bien-être de la planète et de tous ces habitants. Elle a proposé des solutions et montrer qu'il n'y avait pas qu'un mais bien plusieurs chemins pour y parvenir et que ceux-ci n'étaient pas antinomiques mais complémentaires. Et notamment sur les circuits de distributions, où une véritable révolution est en cours, les acteurs se tournent vers des solutions omnicanales, à l'image d'Amazon qui rachète Wholefood pour bénéficier du réseau de magasins physiques, ou de Carrefour qui va massivement investir dans l'e-commerce.

Le monde alimentaire doit faire face a de nouveaux défis à relever et l'ensemble des intervenants, tout comme les start-ups qui ont soufflé un vent d'innovation sur l'assemblée ont montré qu'ils étaient en train d'être relevés. »

Conclusion : Comment la RSE saura-t-elle réconcilier santé, durabilité et plaisir ?

En conclusion de cette journée, Benjamin Perdreau, le responsable RSE de Coop de France donne à toutes les entreprises un véritable espoir, en même temps qu’il leur montre le cap, quand il affirme, sur la base d’études, que les plus engagées sur le sujet affichent des gains de compétitivité de 13% par rapport aux autres. A méditer.

Retour en images sur la journée du 25 janvier 2018:

 

 
 

 

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